Les spécialistes des SIC et de la documentation à l’heure du numérique éducatif

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Françoise BENHAMOU, « Le livre à l’heure du numérique : papier écran, vers un nouveau vagabondage » lire la fiche de lecture) Seuil, 2014
Françoise Benhamou est professeure à l’Université Paris XIII, spécialiste de l’économie de la culture.

Dominique CARDON, « A quoi rêvent les algorithmes » , Seuil, 2015 (lire fiche de lecture ici)
Dominique Cardon est sociologue au Laboratoire des usages d’Orange Labs et chercheur associé au Centre d’études des mouvements sociaux (EHESS) ainsi qu’à l’Université de Marne la Vallée.
A lire, une interview récente et claire, pour Libération (09/10/2015) : Dominique Cardon : «En calculant nos traces, les algorithmes reproduisent les inégalités entre les individus»

Anne CORDIER, « Grandir connectés, Les adolescents et la recherche d’information », C & F Editions, 2015
Après avoir été professeur documentaliste, Anne Cordier est maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université de Rouen. Elle dirige la formation des futurs professeurs documentalistes (Master MEEF-Prodoc). Elle participe activement à la recherche sur les pratiques numériques à l’école avec l’ANR-Translit (translittératies) et le GRCDI (Groupe de recherche sur les cultures et la didactique de l’information).

Présentation de l’ouvrage par l’auteure (3.30min). Elle explique sa démarche d’enquête, la rencontre avec des ados de 11 à 17 ans que l’on ‘nomme digital natives. Leur rapport au numérique est interrogé et leur besoin d’être accompagnés dans l’apprentissage de l’écosystème numérique.

Bruno DEVAUCHELLE
Enseignant en Ingénierie éducative, chercheur sur la thématique de l’appropriation des TIC en éducation à l’université de Poitiers, il est notamment l’auteur de « Multimédiatiser l’école« , en acces libre sur son site http://www.brunodevauchelle.com et de nombreux articles et dossier sur Café pédagogique.
En 2012′ il publie « Comment le numérique transforme les lieux de savoirs : le numérique au service du bien commun et de l’accès au savoir pour tous », Editions FYP.

Robert DARNTON,« Apologie du livre : demain, aujourd’hui, hier » ,Collection NRF Essais, Gallimard, 2011
Robert Darnton. Né en 1939, c’est un historien américain, spécialiste des Lumières européennes et de l’histoire du livre sous l’Ancien Régime. Il est directeur de la Harvard University Library, le réseau des bibliothèques universitaires de l’université Harvard. Il a fondé le Gutenberg-e-program, projet de numérisation de publications savantes.
Présentation de l’ouvrage par l’auteur (12min)

Milad DOUEIHI, « Qu’est-ce que le numérique ? », PUF, 2013 (voir la présentation PowTonn ici et/ou lire la fiche de lecture ici)
Né en 1959, Milad DOUEIHI est historien philosophe des religions, chercheur et enseignant en cultures numériques.
– Titulaire de la Chaire de recherches sur les cultures numériques de l’université Laval (Québec).
– Titulaire de la Chaire d’humanisme numérique à l’université de Paris-Sorbonne (Paris-IV)

Présentation de l’ouvrage par l’auteur pour la Librairie Mollat (1.49min)

Umberto ECO
« À l’avenir, l’éducation aura pour but d’apprendre l’art du filtrage. Ce n’est plus nécessaire d’enseigner où est Katmandou, ou qui a été le premier roi de France après Charlemagne, parce qu’on le trouve partout. En revanche, on devrait demander aux étudiants d’examiner quinze sites afin qu’ils déterminent lequel, selon eux, est le plus fiable. Il faudrait leur apprendre la technique de la comparaison.»
(Voir l’article dans Le Monde du 11 ocobre 2010, en réponse à la question «vous avez déclaré dans un entretien : « Internet est le scandale d’une mémoire sans filtrage, où on ne distingue pas l’erreur de la vérité. » Qu’est-ce à dire ?)

Olivier ERTZSCHEID,
Professeur de SIC à l’Université de Nantes, il est l’auteur du blog affordance.info, créé  2005.
En 2009, il publie l’article « L’homme est un document comme les autres : du World wide Web au World Life web«  où il souligne et questionne le caractère indexable de l’homme dans la société numérique.
En 2012, il publie sur son blog « L’acopie ».
En 2013, il publie « Qu’est-ce que l’identité numérique«  (épuisé mais dispo en open access).
A l’automne 2015, il publie sur son blog un billet très remarqué, Chère Anne Frank à lire ici, plaidoyer pour l’élévation de l’oeuvre dans le domaine public en 2016 (mise a dispostion contestée par la fondation qui en exploite les droits d’auteur). Il annonce mettre l’ouvrage à disposition en telechargement sur son site, et est largement soutenu, en partie par les intellectuels travaillant sur les notions de biens communs de la connaissance et par les médias qui relaient. Mise à jour 28 décembre 2015 : lettre de l’avocat du fonds Anne Frank. 29 décembre : réponse d’O.Ertzschied au fonds A.Frank

Olivier LE DEUFF,
Ancien certifie en documentation, il est maître de conférences à l’Université de Bordeaux Montaigne et responsable du DUT Information Numérique dans les organisations et au laboratoire MICA. Il poursuit également des recherches en  sciences de l’information et de la communication et dans le domaine des humanités digitales. Il est l’auteur du blog Le guide des égarés, créé en 1999. Alors consacré aux bibliothèques, il ne cesse de s’élargir à des domaines plus étendus. Il a notamment été membre de RT Pedauque (lire ici son article Contrôle des métadonnées et contrôle de soi dans le dossier Métadonnées sur le web : les enjeux autour des techniques d’enrichissement des contenuset du GRCDI.
En 2012, il publie « Du Tag au Like. La pratique des folksonomies pour améliorer ses méthodes d’organisation de l’information« , FYP.
En 2014, il publie « La documentation dans le numérique » (compte rendu de Julie Sénac). Presse de l’ENSIB.
En mai 2015, il publie l’article « Voyages en translitteratie » sur la revue Intercdi 255.

Sylvie OCTOBRE, Deux pouces et des neurones. Les cultures juvéniles de l’ère médiatique à l’ère numérique, Paris, La Documentation Française, coll. « questions de culture », 2014, 285 p.

Lire l’interview de Sylvie Octobre « Les jeunes lisent toujours, mais pas des livres » par le journal Le Monde (2014)
> Ecoutez la conférence pour le Ministère de la Culture et de la communication, 2014 (43min)

Louise MERZEAU, enseignante-chercheuse en Sic, spacialisée médiologie, à l’Université Paris Ouest.

  • « La présence numérique plutôt que l’identité numérique » dossier qu’elle a dirigé en 2010, revue Documentaliste, sciences de l’information n°47.
  • L’intelligence de l’usager, INRIA, 2010. Résumé : « Définir l’usager numérique suppose qu’on prenne la mesure des changements introduits par la mise en réseau des informations, mais aussi qu’on précise ce qui est affecté par ces changements : l’usage, l’objet, l’usager lui-même ? Cette interrogation convoque à la fois les enjeux d’une théorie de l’usage et ceux d’une digital literacy. Selon qu’on envisage le numérique comme un média s’ajoutant aux autres ou comme un écosystème environnemental, le statut, l’action et le degré d’implication de l’usager changeront de valeur. Tantôt récepteur (de messages), utilisateur (d’outils), consommateur (de services et de produits) ou producteur (de ressources et de valeurs), le digital user semble de fait capitaliser toutes les postures que les systèmes d’information et de communication peuvent assigner aux usagers. Reste à savoir si cette capitalisation se limite à recycler d’anciens  » arts de faire « , ou si elle produit une compétence inédite. » Source archives ouvertes.
  • La médiation identitaire, 2012 :résumé (revue françaises des sic) : La crise des médiations unanimement observée dans la montée en puissance des pratiques numériques est ici réexaminée comme la mise en œuvre d’une nouvelle forme d’intermédiation centrée sur l’identité. Tout en revenant sur les grandes étapes qui ont conduit à la disqualification des intermédiaires traditionnels, l’article décrit l’avènement d’une forme inédite de régulation économique, technique et cognitive, où l’individu grammatisé sert d’agent de légitimation et d’orientation. La mise en évidence de cette médiation identitairecherche d’abord à dénoncer les impostures d’une idéologie de l’immédiation propre à déstructurer le corps social. Elle vise ensuite à critiquer la réduction de la problématique de l’identité numérique à des enjeux de réputation individuelle, là où il est en réalité question de la maintenance d’un espace commun. L’objectif est enfin d’alerter sur les risques de contraction que pourrait signifier une personnalisation mal réfléchie des processus informationnels.

Jean-Michel SALAÜN, « Vu, Lu, Su : les architectes de l’information face à l’oligopole du web » , La Découverte, coll. « Cahiers libres », 2012
Né en 1951, Jean-Michel Salaun est chercheur en Sciences de l’information au Collegium de Lyon et professeur à l’université de Montréal.
Dans cette vidéo de 9min, il présente les grands axes de l’ouvrage cité ci-dessus. Il propose de nous montrer la pertinence d’une théorie du document pour analyser la structuration du web. Pour illustrer sa pensée, il prend comme exemple trois des principales firmes investissant le web du document, Apple, Google et Facebook.

Alexandre SERRES, « Dans le labyrinthe : évaluer l’information sur internet » (C&F éditions, 2012)
Maître de conférence en SIC à l’Université de Rennes 2.

Cite Umberto Eco « A l’avenir l’éducation aura pour but d’apprendre l’art du filtrage »

Michel SERRES, « Petite Poucette », Editions Pommier, 2012

Retour en image sur la rencontre exceptionnelle avec Michel Serres organisée par la Librairie Sauramps le vendredi 15 mars 2013, où il est venu présenter « Petite Poucette » (vidéo de 13 min).

About the Author

prisca
Créatrice du blog quoideneufdoc.com. Consultante en info-documentation et communication, conceptrice-rédactrice, gestionnaire de communautés. En parallèle, je fais des recherches dans le domaine des humanités numériques et l'ingénierie pédagogique... pour favoriser la réussite de tous et lutter contre les discriminations, notamment par l'EMI. Très sensible aux "éducations à..." : éducation aux médias et à l'information et développement de l'esprit critique, prévention de la santé et promotion du bien être plus globalement, comme facteurs clés d'autonomie et de lutte contre les inégalités et la précarité.