Accès aux écrits scientifiques & documentation : tour du sujet

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Contexte : un exposé de 20 min sur le thème « Accès aux écrits scientifiques », à présenter oralement avec Guillaume, du M1 MEEF doc 2016 Aix/Marseille qui prépare aux épreuves du Capes externe, section documentation . Nous avons essayé d’explorer plusieurs notions de documentation utiles à la partie épistémologie de l’épreuve Maîtrise des savoirs académiques : encyclopédies, informatisation et documentation, catalogue collectif/ partagé, archives ouvertes, open access, communs de la connaissance, etc. Nous avons aussi considéré le contexte de #PJLNumérique, et son adoption par le Parlement hier, 26 janvier 2016. (communiqué du CNNum).

Notre exposé s’appuie sur une présentation à projeter, également lisible sur ordinateur et tablette en cliquant ici (elle est aussi intégrée en bas de cette page). Nous avons utilisé Bunkr, un outil en ligne gratuit, d’utilisation très simple et intuitive (et réalisé par une stratup française, même si l’interface est en anglais, ce qui ne pose aucun problème d’autant qu’elle est très visuelle). Je l’ai découvert grâce à l’article « Bunkr. Une alternative à Powerpoint et autres Prezi » du site Les Outils Tice. Les Outils Tice « fait le point sur l’actualité des sites et outils » qui participent à changer  « en profondeur la manière d’apprendre et la manière d’enseigner ». Au passage, le twitter @OutilVeille 😉. Les présentations Prezi  et les cartes mentales Meidmeister ont été intégrées par un simple copier/coller du code <embeded>. C’est vraiment très facile et rapide.

Pour en revenir à « l’Accès aux écrits scientifiques », précisons d’abord, au sujet des termes « écrits scientifiques » que la science est le domaine de l’expérience, de la raison, de la preuve tangible, par opposition à la pensée religieuse, magique. La science et la technique, qui évoluent en parallèle, s’influencent mutuellement, et sont liées à la notion de progrès dans notre société. Les écrits scientifiques sont vecteurs de savoir, et soulignons que l’accès au savoir est inscrit dans la constitution. Précisons aussi que l’écrit scientifique n’est pas que du texte (graphiques, courbe, signes mathématiques, schémas…) et soulignons dès lors, l’importance de l’indexation (description analytique du contenu). Ajoutons enfin que nous nous intéressons ici particulièrement aux sciences dites dures (mathématiques et informatique notamment), mais aussi à la linguistique et aux Sciences de l’Information et de la Communication, dont dépend l’info-documentation.

Dans un premier temps, nous contextualisons le sujet en le replaçant dans son évolution historique. Nous voyons que l’accès aux écrits scientifiques nécessite une action volontaire de plusieurs acteurs pour transmettre le savoir et que le contexte politique, religieux, économique jouent sur la sélection et la mise à disposition du savoir. Aussi, on constate les apports de l’institution d’une part et des philosophes, humanistes, scientifiques, d’autre part. Puis, nous voyons comment les bibliothèques et le monde universitaire sont des acteurs qui permettent de démultiplier l’accès au savoir et son appropriation. En effet, ces organismes donnent accès aux publications scientifiques (livres comme revues et périodiques)

Dans un second temps, nous mettons en évidence les liens qu’entretiennent techniques de documentation et accès aux écrits scientifiquesAinsi, nous nous intéressons à l’évolution de la documentation et de l’accès aux écrits scientifiques, grâce à l’informatique et au web, au travers de repères historiques clés. En effet :

“Il est utile de souligner l’importance de cette orientation informatique. Elle justifie l’intérêt manifesté envers les outils et les techniques de stockage, d’entrée et de sortie des données, et explique l’évolution de l’activité documentaire. Utile aussi de rappeler une caractéristique de tout ce bouillonnement documentaire car elle ne manquera pas d’avoir des conséquences sur l’avenir de cette activité en tant que « science ». Celui-ci est le fait d’une population de chercheurs des sciences dures ou appliquées qui viennent à la documentation, sans doute au hasard de leur vie professionnelle, et y laissent fortement l’empreinte de leur monde d’origine.” (HUBERT FONDIN La science de l’information ou le poids de l’histoire © Les Enjeux de l’information et de la communication | http://www.u-grenoble3.fr/les_enjeux | 2005)

Dans une troisième partie, nous présentons les actuels modes d’accès aux écrits scientifiques, en ligne, avec un focus sur l’aspect « Bibliométrie et accès aux écrits scientifiques, via 5 bases de données en ligne incontournables »

Enfin, nous soulignons comme le numérique ré-interroge et bouleverse l’accès aux écrits scientifiques (modes d’accès) mais également même la notion même d’écrits scientifiques qui évolue, et ses répercussions d’ordre politique. Pour cela, nous nous mettons en exergue :
– l’encyclopédie collaborative Wikipédia et aux écrits scientifiques accessibles via blog
– la loi sur la République numérique et ce que la Loi numérique apporte à l’enseignement supérieur et à la recherche.
– l’enjeu de l’open access, des licences créatives commons et de la notion de communs de la connaissance

Edit du 29/01/2016 : Olivier Ertzsheid publiait hier ce billet très intéressant sur son blog « De la responsabilité du scientifique. Et du développeur » (Twitter à suivre @affordanceinfo)

About the Author

prisca
Créatrice du blog quoideneufdoc.com. Consultante en info-documentation et communication, conceptrice-rédactrice, gestionnaire de communautés. En parallèle, je fais des recherches dans le domaine des humanités numériques et l'ingénierie pédagogique... pour favoriser la réussite de tous et lutter contre les discriminations, notamment par l'EMI. Très sensible aux "éducations à..." : éducation aux médias et à l'information et développement de l'esprit critique, prévention de la santé et promotion du bien être plus globalement, comme facteurs clés d'autonomie et de lutte contre les inégalités et la précarité.